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Appel à projet

Appel à contribution du Musée d'Angoulême

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Coordonnées :
Contact :
Émilie Salaberry ->

Attachée de conservation du patrimoine
Chargée des collections extra-européennes, Musée d’Angoulême

























Nous sommes à la recherche d’informations (provenance exacte, fonction...) sur cette œuvre dont nous n’avons à ce jour découvert aucun équivalent.
Merci de contacter Émilie Salaberry, chargée des collections extra-européennes au Musée d’Angoulême si vous posséder toute information qui pourrait nous aider à en savoir davantage sur cet objet.

Ce que nous savons à ce jour :

- Son arrivée au Musée d’Angoulême :
Cet objet a été légué au musée en 1934 par le Docteur Lhomme de la Rochefoucault. Il fait partie d’un legs très important de 3243 œuvres qui a initié l’existence d’une collection extra-européenne au musée d’Angoulême.



- Sa collecte :
Le Docteur Lhomme n’a jamais quitté la France. Nous savons qu’il achetait les objets qui constituaient sa collection sur les ports de Bordeaux et La Rochelle à l’arrivée des bateaux en provenance des colonies, ou qu’il se fournissait sur les marchés d’antiquaires et brocanteurs parisiens et auprès des premières galeries d’art dit "nègre" de la capitale.

On peut lire dans ses registres "coiffure Afrique" pour décrire cet objet. Par la suite, l’oeuvre a été inventoriée sous le nom de "coiffe en parchemin" et classée dans les collections provenant du Maghreb.



- Le début d’une enquête :
Cherchant à en savoir plus sur cet objet à la forme étonnante et rare, nous avons débuté une enquête plus poussée sur ce dernier et voici ce que nous avons, à ce jour, récolté :

Les conservateurs du musée du Quai Branly à Paris que nous avons interrogés, n’ont jamais rien vu de semblable ni en Afrique sub-saharienne, ni au Maghreb, mais ils s’accordent à dire que cet objet vient certainement de la zone sahélienne, de chez les peuples nomades.

Nous avons ensuite rencontré plusieurs personnes originaires du Maghreb résidant sur Angoulême, qui nous ont fait différentes suggestions, rapprochant notre "objet mystère" d’autres objets connus d’eux.

Ces personnes s’accordent sur le fait qu’il s’agit d’un objet en cuir de chèvre.

Des boucles d’oreilles...
Certains ont songé à des boucles d’oreilles car la forme générale de l’objet rappelle celle de boucles de mariage existant en Algérie, de grande taille, que l’on accroche derrière les oreilles et qui retombent devant les épaules.

Une coiffe d’homme pour la cérémonie du mariage...
Selon d’autres personnes, il s’agirait d’une coiffe de marié portée dans le passé, qui aurait pu devenir par la suite un élément de décoration dans les tentes des peuples berbères nomades du Sahara.

Un sac pour le transport de marchandises...
L’identification comme un sac est revenue à plusieurs reprises dans les conversations, appelé de différentes manières "Girba", "Gourba" ou "Gerda", pour porter des liquides comme de l’eau, du lait de chèvre destiné à faire le beurre, ou encore pour transporter des huiles, des parfums, des substances médicinales comme le "jus noir" destiné à lutter contre les diarrhées et les problèmes respiratoires ou pour le port d’aliments solides. Le sac serait fixé à la selle du chameau ou du cheval, car ces personnes s’accordent sur le fait que l’objet est une production de populations nomades du Sahara et des zones montagneuses, ce qui concorde avec le choix du matériau, le cuir, souvent en usage chez les peuples nomades pasteurs de cette région. Les multiples décorations en surface de l’objet pourraient servir à accrocher des éléments sur le sac lui-même.


Une personne a identifié cet objet avec plus de précision comme étant un sac à pain de chez les Chaoui des régions montagneuses d’Algérie.

Merci d’avance pour votre aide.




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