Accueil du site > Annuaires des collections extra-européennes françaises et des professionnels (...) > Annuaire des musées > Midi-Pyrénées > Musée Henri-Martin de Cahors
Les annuaires Kimuntu : Annuaire des musées :
Midi-Pyrénées

Musée Henri-Martin de Cahors

Partager Partager
Le site internet : www.mairie-cahors.fr
Coordonnées :

Ancien Palais Épiscopal
792 rue Émile Zola
46 000 Cahors
Tel : 05 65 20 88 70
Fax : 05 65 22 44 43

Contact :
Laurent Guillaut ->

Conservateur en Chef

Historique

Créé en 1833 "pour recueillir la collection des productions des trois règnes de la nature et de tous les objets d’antiquité dont l’étude pourrait servir à l’histoire générale ou à l’histoire particulière du Quercy", le musée de Cahors Henri Martin - musée de France - est installé depuis 1929 dans l’ancien palais épiscopal concordataire. Son fonds, constitué d’environ 10 000 objets et documents, intéresse l’archéologie (préhistorique, égyptienne, gallo-romaine et médiévale), l’ethnographie extra-européenne (Océanie), l’histoire (personnalité de Léon Gambetta), l’histoire de l’Art (peinture et sculpture principalement de l’école Française du XVIe au XIXe siècle) et l’art contemporain (photographie et vidéo). Dans l’attente d’une restructuration complète de l’établissement, seules les œuvres d’Henri Martin sont exposées en permanence, les autres salles s’animant au rythme des saisons pour permettre la découverte des collections et accueillir les expositions temporaires.

Collections extra-européennes

Provenance géographique

— Afrique

— Asie Chine

— Océanie Australes, Fidji, Gambier, Marquises

Types d’objets
Objets utilitaires et objets rituels : armes, masques, mobilier, statuaire.

Importance

— Mobilier chinois des XVIIIe et XIXe siècles, dont un rare paravent en laque de Coromandel, acquis par Jean de Coheix, au début des années 1930.

— Collection polynésienne offerte au musée en 1834 par le lieutenant de vaisseau Joseph Bonafous-Murat parmi laquelle figure une exceptionnelle représentation du dieu Rongo provenant des îles Gambier.

Plus d’informations
— Les collections Océaniennes
Jusqu’en septembre 2000, les Polynésiens, la communauté scientifique et les amateurs d’art tribal ne pouvaient imaginer qu’une sixième représentation [1] du sixième fils de Taragoa et d’Haumea ait pu prendre le large avant l’arrivée d’Honoré Laval et de François d’Assise Caret à Mangareva, le 7 août 1834. Ainsi préservée de la capture et du massacre des idoles perpétrés par les missionnaires de la congrégation de Picpus dans les mois qui suivirent l’instauration de leur théocratie sur l’archipel des Gambier, elle reposait sous une fausse identité, dans les réserves du musée de Cahors. Sa "(re)mise au jour" qui mérite autant l’attention que quelques éclaircissements suscite d’intéressants projets d’étude et d’exposition.

Pendant de longues années le musée de Cahors, créé en 1832, n’a pas bénéficié de moyens appropriés et l’inventaire de ses collections - constituées d’environ 10 000 objets relevant de l’Archéologie, de l’Histoire et de l’Art occidental - reprenait pour l’essentiel un document très imprécis : le catalogue imprimé en 1883. Comme nos prédécesseurs, nous nous sommes appuyés sur cet ouvrage pour entreprendre l’informatisation et la numérisation du fonds. A la page 22, nous nous sommes arrêtés au numéro 59 à "Divinité Néo-Calédonienne" puis aux numéros 63 et 64 à "arcs et flèches, pagne, armes et instruments divers en bois provenant de la Nouvelle-Calédonie." Des photographies de ces objets [2], rapidement identifiés comme des pagaies rituelles et des lances des îles australes, une lance et des casse-tête des îles Fidji, ont été confiées à Claude Stefani, aujourd’hui conservateur à Rochefort du musée Pierre Loti. Grâce à lui, la "divinité" que nous avions un temps interprétée comme un simple "curio" - et transformée en fétiche pour conservateur - est devenu "Le RONGO" du musée de Cahors. Puisque sa rareté, ses qualités esthétiques et son état de conservation en faisaient un objet remarquable, il fallait savoir plus.

La statue est une pièce de bois monoxyle qui mesure 73 x 18,5 x 14 centimètres. Le dieu Rongo est figuré debout, campé sur ses jambes fléchies, le torse droit et les bras repliés à angle droit. Il est vêtu d’un pagne constitué d’une ceinture tressée d’où pendent d’étroites bandes de liber, toronées, pliées (comme gaufrées) et teintes d’un pigment rouge-brun sombre. Le visage est celui d’un jeune homme parfaitement imberbe. Comme dans ses autres représentations, mais avec plus d’élégance peut-être, il se reconnait à des yeux fermés inscrits dans une ellipse, des sourcils droits, un nez droit et fin aux narines larges et ouvertes, une bouche horizontale et charnue, des oreilles en légère saillie. Le cou paraît lustré. Le buste est juvénile et peu musclé. Les mamelons sont traités en relief et le nombril en creux. Le sexe est circoncis. Les bras, tronconiques, sont détachés du buste. L’avant-bras gauche, fracturé en trois endroits a fait l’objet d’une réparation d’usage par perforation et ligature des éléments. L’avant-bras droit est intacte jusqu’au poignet. Les mains ont disparu. Les jambes sont traitées de la même façon que les membres supérieurs. Les pieds sont schématisés par cinq incisions verticales parallèles et leurs plantes présentent des marques de coups. L’état de conservation est satisfaisant : une étiquette collée sur le torse est trop présente, les surfaces du bois sont très encrassées ; on trouve quelques traces de peinture, des fentes radiales sur le visage, derrière l’oreille et sur le torse. Le pagne, très poussiéreux, ne tient pas sur les hanches et des fibres s’en détachent.

En février 2001 Hélène Guiot, océaniste attachée au CNRS, a procédé à une analyse xylologique de la statue dans les locaux du musée de Chartres. Sa démarche est guidée par un souci de précaution à l’égard de l’objet et doit préserver son intégrité. La chute partielle de quelques franges du pagne, liée à un phénomène de dessiccation, lui a permis de rassembler plusieurs fragments et de déterminer que le liber utilisé provient vraisemblablement d’Hibiscus tiliaceus (Malvacées [3].) En revanche, il ne lui est pas toujours possible d’orienter les prélèvements de bois effectués sous les aisselles, la plante des pieds et l’entrejambe et ceux-ci s’avèrent de très petite dimension. Ses observations sont pourtant concluantes. Cas unique, la statue est taillée dans du Calophyllum inophyllum de la famille des Clusiacées [4]. Cet arbre majestueux, connu sous le nom de d’ati ou de tamanu, était planté sur les marae royaux des îles de la Société. Il fournit un excellent bois d’œuvre à grain fin, de couleur rouge-sombre, recherché par les sculpteurs et les charpentiers de marine polynésiens pour sa dureté et son imputrescibilité. Bien que la tradition rappelle qu’il était employé pour la "confection des idoles", on ne l’avait rencontré que dans des appuie-tête, des plats (umete) et un manche d’herminette et on supposait que son très fort contre-fil le réservait à la fabrication des to’o - objets de bois non sculptés représentant la divinité et enveloppés dans de multiples couches de tapa [5]. Nous savons à présent qu’il pouvait aussi se prêter à la sculpture de divinités anthropomorphes de grandes dimensions et que les Mangaréviens l’employaient indifféremment avec le Thespesia populnea (Malvacées) pour la représentation du dieu Rongo.

L’année suivante, Alain Renard a procédé au nettoyage du bois par actions mécaniques, micro aspirations et actions solvantées. Le pagne, dépoussiéré par solvants et pressage sur buvards neutres, est remis en place. Il est décidé de boucher les fentes radiales du visage par apport de pâte époxydique chargée en microbilles de verre et en pigments, mais de conserver la fente du torse. Ainsi restauré et soclé, l’objet a fière allure et son histoire reste à connaître.

Dans le "Relevé des dépenses relatives au Muséum départemental effectuées pendant les exercices 1832, 33, 34 35 et 36" à l’article "Inventaire des objets achetés ou donnés - Antiquité [6]", on trouve : Armure complète de chevalier, trois rames de sauvage, deux lances en bois de fer, une longue lance de chevalier, deux casse-tête, un petit casse-tête, Fétiche des îles Gambier, une ceinture de sauvage en écorce, un casque et un devant de cuirasse trouvés à Gourdon. Les rapports de la Commission du musée départemental [7] nous apprennent que le 25 janvier 1835 : "M. le Capitaine Bonafous informe la commission du Musée qu’il fera bientôt expédier au musée des objets d’histoire naturelle et qu’il propose d’envoyer au Musée d’Histoire Naturelle de Paris un lama qu’il possède en échange d’objets demandés par la commission aux administrateurs de ce dernier établissement." Le 18 septembre 1835 : "la commission spéciale chargée d’organiser le musée départemental signale en particulier M. le Capitaine de Vaisseau Bonafous, comme celui de ses correspondants qui a fait au musée le plus de dons en minéralogie et en objets curieux [8]." Enfin le rapport de la commission du musée adressé au préfet du Lot le 6 aoùt 1838 [9] décrit les premiers objets constituant le musée en ces termes : "à côté de la collection de médailles en composition, viennent successivement se placer 1° diverses médailles, les unes achetées, les autres données 2° des fragments de poterie et ustensiles d’origine romaine provenant partie d’achat, partie de donation 3° des armures plus ou moins complètes du moyen âge, des armes et ustensiles des peuples sauvages, ces derniers ont été envoyés par M. le capitaine Bonafous."
Les raisons pour lesquelles des objets des peuples sauvages sans provenance précise et un fétiche des îles Gambier sont devenus néo-calédoniens lors de la transcription de l’inventaire en 1883 deviennent sans importance ; leur date d’entrée dans les collections et le portrait de leur donateur se dessinent.

Joseph Bonafous, également connu sous le nom de Joseph Bonafous-Murat, est né à Montgesty dans le Lot en 1788. Neveu par sa mère du Grand Amiral et Maréchal de France, Joachim Murat, il entre au service de la Marine comme novice à bord du vaisseau "Le Vétéran", le 23 octobre 1805. Il devient rapidement enseigne puis lieutenant de vaisseau et croise jusqu’en 1814 sur les côtes du Brésil, aux Antilles et en Méditerranée. Il est Capitaine de frégate et commande "La Galatée" lorsqu’il est exclu de la Marine au motif de bonapartisme aggravé, le 1er janvier 1816. Étroitement surveillé par la police de la Restauration, il obtient finalement son brevet de capitaine au long cours en janvier 1818. Nous perdons alors sa trace. Rappelé au service actif dans son grade le 16 novembre 1830, il sert à terre au port de Toulon et est fait chevalier de la Légion d’Honneur en 1831. Nommé au commandement de "La Thysbée" il part de Rochefort pour la station navale du Brésil d’où il passe dans les mers du Sud ; il y reçoit le grade de capitaine de vaisseau le 16 mai 1833. Avec le titre de commandant de la station du Pacifique - composée de "La Thysbée", de "L’Oytie", de "L’Alerte" et de "L’Alcibiade" - il visite les ports du Chili, du Pérou, de l’Équateur et ramène "La Thysbée" à sa base, le 24 juillet 1834. La suite de sa brillante carrière se passe à terre jusqu’en 1848. De retour dans le Lot, il accepte l’écharpe de maire en 1854 et administre la petite commune d’Anglars-Juillac (Lot) jusqu’à sa mort, le 22 septembre 1864 [10]

A présent le musée de Cahors appartient au cercle restreint de ceux qui détiennent un objet primordial au pedigree prestigieux. On a pourtant du mal à croire qu’un capitaine au long cours se soit retiré dans son Lot natal durant quatorze années d’une retraite forcée. Est-ce pendant cette période que Joseph Bonafous serait passé aux Gambier et se serait approprié le Rongo ou l’a-t-il rapporté sur "La Thysbée" après son dernier séjour dans les mers du Sud ? Comment les habitants de Mangareva auraient-ils accepté de céder le support de la divinité de la pluie et de l’agriculture, alors que leur existence dépendait étroitement de la nature et qu’ils n’étaient pas encore christianisés ? Comme bien d’autres, ces questions sont en suspens. Le champ d’exploitation est infini. C’est là que l’artiste intervient et peut le circonscrire.

Jean Charles Blanc [11] nous rappelle ce que Michel Leiris disait à Jean Janin : "l’ethnologie, ça ne sert à rien, ça ne change rien, ça ne change pas les choses, pas plus qu’un art ne le fait (...) je situerais l’ethnologie plutôt du côté de l’art." Alors que les polynésiens manifestent un intérêt croissant pour leurs origines, cet artiste esquisse un projet d’expédition destinée à construire une exposition autour de quelques idoles mangaréviennes : exposition qui se veut ni folklorique, ni nostalgique, mais anthropologique et donc artistique. Parce que les missionnaires utilisèrent les signes du ciel pour parvenir, en l’espace de quelques mois, à éradiquer une religion ancienne et obliger les Mangaréviens à détruire leurs dieux, il propose de considérer LE RONGO du musée de Cahors comme celui qui a entendu la prophétie de Toa-pere d’Akamaru [12] et jugé bon de filer en douce avant l’arrivée des "deux hommes habillés en blanc." Reprenant la précieuse description faite par Honoré Laval de la culture et de la religion Polynésienne [13], Jean Charles Blanc voit dans le "fuyard du musée de Cahors" un leader toujours vivant, et, dans les autres idoles, des images fantomatiques "mortes", bien que sauvées des autodafés ordonnés par le même Laval pour témoigner de la conversion des peuples idolâtres.

C’est parce que nous partageons ce point de vue et qu’il paraît utile aux habitants de Cahors de restituer à ceux de l’archipel un peu de leur histoire que nous devons prendre le large avec le double de ce sixième Rongo. Pour cela, nous devons réunir les autres "fantômes" sous la forme de tirages photographiques, rassembler les dessins et les récits des grandes expéditions, bref remplir des malles qui seront ouvertes et déposées à l’emplacement des anciens lieux de culte. En permettant à des lycéens de participer à ce projet artistique et en les invitant à recueillir les traces de cette expédition nous voulons bâtir avec d’autres musées une exposition qui tisserait des liens entre le présent et le passé, l’ici et l’ailleurs, des collections et des patrimoines immémoriaux.

Dieu Rongo


Informations complémentaires :

Source :
Annuaire des collections publiques françaises d’objets océaniens.
Annuaire établi par Roger Boulay chargé de mission auprès de la Direction des Musées de France.(voir ce lien)

9 objets d’Océanie :

Collection Joseph Bonnafous (1788-1864)

Capitaine de frégate.
Date et lieu de MISSION ou COLLECTE
1832 à 1834 sur la Thisbée en stationmt dans le Pacifique. Ne va pas à Mangareva.
Trace dans le musée
Don Bonnafous. Entre 1833-1836 ; Iles Gambier, Iles Australes, Iles Fidji.


[1] Parmi les cinq spécimens connus, deux sont conservés à Rome au Pontificio Museo Missionario-Ethnologico (collectés par les missionnaires de la Congrégation de Picpus en 1836) ; un à Londres au British Museum (probablement collecté par le Capitaine Henry vers 1835-40) ; un à La Rochelle au Musée du Nouveau Monde (collecté auprès des missionnaires par Dumont d’Urville en 1838) ; un à New York au Metropolitan Museum (date de collecte inconnue)

[2] A l’exception de celle du pagne qui n’a pu être localisé et a probablement disparu.

[3] Il pourait également s’agir de Broussonetia papyrifera (Moracées) ou même d’Autocarpus altilis (Moracées).

[4] Cette détermination a été confirmée en décembre 2003 par Catherine Orliac, CNRS/GDR 1170.

[5] Catherine Orliac, Des arbres er des dieux - choix des matériaux de sculpture en Polynésie, in journal de la Société des Océanistes, 1990-1.

[6] Archives Départementales du Lot-série T art.5.

[7] Archives du Musée de Cahors Henri Martin-dossier historique des collections vol.1.

[8] Archives Départementales du Lot-série T art.5.

[9] Id.

[10] Nous remercions Jean-Claude Garetta, Jean Charles Blanc et Pierre Bonafous pour leurs informations concernant Joseph Bonafous issue de : Archives centrales de la Marine-sous série BB4 562/CC1 1091/CC7, article 249 ; Raymond Lizop, Un marin du Premier Empire, le capitaine de vaisseau Joseph Bonafous-Murat, Mémoire de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles Lettres de Toulouse, vol. 124, 14e série, T III, 1962, pp. 124 à 145 ; Joseph Bonafous-Murat, Notice tapuscrite établie le 20 décembre 1979 par le Maître Principal Dominique Lemaire.

[11] Écrivain et plasticien, Jean Charles Blanc s’intéresse depuis quinze ans aux mythes du Pacifique Sud et Est notamment l’auteur du "Comptoir du grand océan"

[12] Si l’on se réfère aux écrits d’Honoré Laval, l’arrivée des missionnaires fut annoncée par la pythonisse Toa-pere qui "présidait les fêtes en l’honneur des dieux. Elle était consultée et rendait des oracles. Elle annonça que des navires allaient venir, mais que les premiers ne seraient pas bons et qu’il ne fallait pas communiquer avec eux, que ce ne serait qu’après sa mort et celle du vieux roi Te Ma-te-oa, qu’un bateau arriverait par un beau temps, qu’il y aurait à bord deux hommes habillés de blanc (le Père Caret et moi, nous arrivâmes à Mangareva en soutane blanche) qu’ils devaient arriver (...) et rester à l’île d’Akamaru (...) et leur enseigneraient une nouvelle parole (...) "Oh ! que vous êtes heureux avec ces étrangers, que leur dieu est grand ! Sa lèvre supérieure touche au ciel et sa lèvre inférieure descend jusqu’au fond des abîmes. Il remplit la nuit et le jour. Les dieux de Mangareva vont tomber, vaincus par lui, et le pouvoir valui passer". Quelquefois toute la case remuait en la présence de toute la population accourue. Au moment de ce qu’ils appelaient l’inspiration, on entendait des gémissements et des voix à droite et à gauche de la prêtresse. Puis un bruit, comme quelqu’un qui tombe et qui roule dans sa chute, se faisait entendre. Qu’est-ce donc que tout ce bruit ? lui demandait quelqu’un dans la foule. Ce sont, disait Toa-pere, les dieux de Mangareva qui tombent et le pouvoir qui passe au Grand Dieu venu des antipodes . . .(voir : Mangareva, l’Histoire ancienne d’un peuple polynésien)

[13] Honoré Laval, Mangareva, L’Histoire ancienne d’un peuple Polynésien, Mémoires ethnographiques conservées aux Archives de la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Picpus. Édités et annotés par le Dr Alfred Metraux, en collaboration avec le R. P. Maurice Desmedt, Braine-Le-Comte, Paris, 1938


Retour en haut de la page | Contact | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0 | KIMUNTU est réalisé avec SPIP